Entre Nardò et sa mer, la campagne s’étend en un plateau d’oliviers et de murets de pierre sèche, où les maisons sont rares et éloignées les unes des autres. La Contrada Tre Pietre occupe la dernière éminence avant que le terrain ne descende vers la côte, et de ce point tout se tient : d’un côté la ville, avec ses places baroques, ses boutiques et les services du quotidien ; de l’autre les marines de Santa Caterina et de Santa Maria al Bagno, les criques et les rochers plats où l’eau demeure transparente. La villa se situe exactement entre les deux, dans un silence qui surprend même au cœur de l’été : aucune route de passage, aucun voisin collé, seulement le vent dans les pins.
En arrivant à la propriété, on pénètre dans un terrain clôturé de 2 050 mètres carrés, avec sa pelouse entretenue, ses oliviers séculaires, ses pins d’Alep et une fontaine en pierre au centre de la cour. La villa en occupe le cœur avec ses 200 mètres carrés répartis sur deux niveaux, et sa façade est abritée par une loggia profonde, protégée par le volume de l’étage supérieur, qui devient pendant une grande partie de l’année le véritable salon : on y déjeune à l’ombre, on s’y attarde le soir, on y contemple le jardin sans que rien ne vienne troubler la vue.
Derrière la porte en bois massif, on entre directement dans le séjour avec son coin cuisine, la pièce où la maison se rassemble pour les repas et la vie de tous les jours. Un dégagement dessert la buanderie et une salle de bains, et c’est précisément par cette salle de bains que l’on rejoint le trullo, transformé en chambre à coucher : la voûte en pierre apparente, les niches creusées dans l’épaisseur du mur, la lumière qui descend d’en haut. C’est une pièce reliée à la maison et pourtant à l’écart, celle que l’on offre aux invités et que personne n’oublie.
C’est pourtant au premier étage que la maison révèle sa raison d’être. Ici, l’espace de vie se dédouble : le premier salon se rassemble autour d’une cheminée suspendue, pour les soirées d’hiver ; le second est fermé par une baie vitrée continue, du sol au plafond, qui ne se contente pas d’encadrer la mer : elle la contient. L’horizon tout entier entre dans la pièce et y demeure toute la journée, exactement à hauteur du regard, où que l’on s’asseye. Le matin, l’eau a la clarté de la mer Ionienne ; aux heures centrales, le bleu se fait intense ; le soir, le soleil descend droit devant les vitres et garde la pièce embrasée jusqu’au dernier instant. Et devant, il n’y a rien : les oliveraies, les ruines de pierre claire éparses sur le plateau, puis seulement l’eau libre, sans aucune construction pour l’interrompre. Au même étage s’ouvrent les deux chambres, chacune avec sa propre salle de bains et la grande fenêtre circulaire qui est la signature reconnaissable de cette architecture.
De la cage d’escalier vitrée, on accède enfin à la terrasse sur le toit, équipée de panneaux solaires et dallée de pierre : un niveau libre à fleur de ciel, aménagé pour le dîner et le repos, avec la mer en face et aucun regard alentour. C’est le point d’où l’on comprend le mieux où l’on se trouve.
C’est un emplacement qui unit le calme absolu de la campagne à la proximité de tout : la ville à quelques minutes, les plages tout aussi proches, et une vue qu’aucun voisin ne pourra jamais dérober. C’est une maison où l’on peut vivre toute l’année, grâce à la qualité de ses installations et à l’intimité du terrain, et qui se prête en même temps à une location de prestige. Mais la raison pour laquelle on la choisit est autre, et elle se comprend en un instant : ici, la mer n’est pas un panorama à admirer de loin, c’est une présence avec laquelle on vit, depuis chaque pièce et à chaque heure du jour.